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samedi 31 mars 2018

De la petite souris au lapin de Pâques...

De Le mars 31, 2018
Cette semaine, nous avons toute une ménagerie qui s'invite chez nous. Et le printemps qui ne montre pas tout à fait le bout de son nez, un peu plus de dix jours après son arrivée...

Nous avons eu la visite de la petite souris. En vrai, nous l'attendions depuis le mois de janvier, où la dent basculait déjà d'un côté de l'autre, en étant bien accrochée.
Une pomme a eu raison d'elle. Une belle pomme rouge. Et hop, d'un bond, la petite dent a sauté dans la main d'Arthur. Je crois n'avoir jamais vu mon grand aussi heureux et fier.
Cette petite dent est le symbole du temps qui passe. Il grandit et je dois m'y faire.
A vrai dire, pour aucun de nos enfants, nous avons eu des soucis de dents. Pas de chouinements de pleurs, de maux nocturnes, d'otites, ou de difficultés. Chaque dent est sortie d'un coup.
Parfois accompagnée de deux ou trois amies.
La petite souris  allait donc passer déjà.

En vrai, je n'étais pas favorable à faire croire à mes enfants à la magie de Noël, ou la petite souris ou encore le lapin de Pâques. Enfin à toutes ces histoires racontées depuis la nuit des temps. Non, je n'aimais pas l'idée de mentir. Mais j'ai suivi mon mari sur ce terrain.
Et il sait mettre de la magie, là où on ne l'attend pas. Une de ses merveilleuses qualités.


J'avais une petite boite, où nous y avons glissé avec Arthur, sous les yeux émerveillés de son frère, la dent si petite, si fragile, si jolie. Cette petite perle nacrée, qui avait mis tant de temps à tomber...

Et le soir venu, mon fils a glissé sa boite sous son oreiller.
 
Toute la difficulté de Cher et Tendre alias la Petite Souris, fut de ne pas réveiller l'enfant heureux de dormir tôt pour une fois...


Au petit matin, il s'est levé oubliant son précieux trésor.
A déjeuné , s'est habillé et le voyant vaquer à ses occupations de petit garçon,  je lui ai demandé innocente ou presque, si la petite souris était passée.
Il m'a répondu "oh zut, j'ai pas vu". Et s'est mis à courir jusqu'à son lit, soulevant l'oreiller. Découvrant une nouvelle brosse à dent, un joli dentifrice "au bonbon", et sa petite boite.
La petite souris a laissé  5 euros en pièces. Un vrai trésor.

maman, je suis riche, la petite souris est passée. Vivement que toute mes dents tombent, j'aurai plein de pièces ...

Il est parti essayer sa brosse à dent avec lumière magique, et son dentifrice goût "bonbon trop bon". Son trésor dans la main, et son sourire avec son si joli trou, illuminant son visage.

Ce bonheur là, son sourire, si simple, si doux je le garde pour la vie dans mes souvenirs. Parce que plus que de la magie, c'est le symbole de l'enfance, si innocente et fragile qu'il exprimait. L'enfance qui tout doucement lui fait faire de grands pas, pour se diriger vers le monde de grands. Mais pas trop vite...

Ce que j'oublie de raconter, c'est qu'il a fallu acheter une nouvelle brosse à dent à Adam, qui jaloux, de ne pas avoir eu de dent qui tombe, et de ne pas avoir vu la Petite Souris, s'est mis en tête qu'il fallait se brosser souvent les dents pour que la petite souris soit heureuse, et qu'elle amène plus d'argent encore. Donc il avait "besoin" d'une nouvelle brosse à dent...

Et que vient faire le Lapin de Pâques?
C'est la réponse de mes fils, que je livre ici.

Tout simplement amener des chocolats, pour que les enfants aient des caries et que les dents tombent, ainsi la Petite Souris mènera plus de pièces. Ils auront  enfin un grand trésor de pirate...

Mes fils ont tout compris, et ont une logique incroyable. Nous en ferons soit des pirates, soit des banquiers, ou des pirates-banquiers, en tout cas compter ses pièces, semble être devenu essentiel
dans leur petite vie de homeschoolers ...

C'est aussi un bon moyen pour amener à travailler sur la monnaie, et le rendu monnaie ainsi que
sur les premiers achats en autonomies. Mais c'est une autre histoire...


Et chez vous, Fée des dents ou Petite Souris? 


dimanche 11 mars 2018

Un an d'instruction en famille ...

De Le mars 11, 2018

Cela fait un an, que nous avons pris le chemin de l'instruction en famille.

Il était temps que je fasse un bilan. Un an que nous avons récupéré Adam  avec sa bosse et son nez cassé. Un an que nous tâtonnons, que nous essayons de nous organiser, que nous apprenons.
Un an que nous faisons des activités Que nous jonglons avec les jours OFF, le "unschooling",
le formel et les apprentissages fondamentaux.

Il y a tellement de "positif" : le rythme respecté, les apprentissages en douceur, prendre le temps pour faire et re faire, s'essayer aux sciences, dessiner tous les jours, peindre à l'envie, explorer le monde...

Et il y a aussi du "négatif", les refus de travailler, les apprentissages qu'ils refusent, comme Adam
qui n'aime pas écrire mais qui adore dessiner, ou Arthur qui refuse d'apprendre l'écriture cursive mais connait les 3 alphabets sans soucis (imprimerie, script et cursif). Ou encore leur manque de motivation pour les cours par correspondance, qui faut se l'avouer ne sont pas aussi ludiques que les cahiers d'activités que nous utilisons quotidiennement.

Je me remets souvent en question, car je suis toujours très inquiète sur la qualité de mes apports,
ou mes capacités à transmettre.
J'ai souvent l'impression que ce que je fais en instruction ne marche pas ou ne les intéresse pas.
Mais en vrai,  je sais que j'ai fait le bon choix. Parce que parfois 10 ou 15 jours plus tard, les notions sont acquises, et je suis rassurée.
Je ne suis pas professeur des écoles ou institutrice, je n'ai aucune formation en pédagogie.
J'essaie d'améliorer mes lacunes, d'apprendre ce qui me manque, pour  les accompagner au mieux dans leurs apprentissages. Je lis, je consulte des blogs, des sites, j'apprends autant qu'eux.
Je crois que c'est mon gros problème, je me mets une barre si haute, que je ne vois pas, le chemin parcouru.

En vrai, cette année a été riche. Riche car je profite chaque jour de mes électrons libres.
Riche, car je les observe grandir, et je vois leurs caractères se dessiner.
Riche, car nous profitons chaque jour pour apprendre un peu plus les uns sur les autres.
Arthur, Adam et Apolline, forment un trio rigolo. Et j'aime voir se tisser leurs liens .Voir combien, Arthur est à la fois protecteur, et chenapan avec sa sœur et son frère.
Voir combien Adam est encore un petit, avant d'être un petit grand.
Et découvrir combien cette instruction apporte à Apolline dans son développement.


Côté sociabilisation, ils font du basket et du judo. Nous rencontrons souvent d'autres enfants. Nous allons au parc, nous sortons découvrons, explorons... et ils sont tout, sauf des enfants sauvages.
Pour certains, l'instruction en famille, représente un éloignement social. C'est une information ancrée dans les esprits": à l'école, on apprend à être social". Moi, je trouve que notre expérience n'a pas été concluante. Au contraire, ils ont appris bien plus avec le judo, ou avec le basket. Et même si nous ne sortons pas au quotidien, quand le temps ne le permet pas. Ils cherchent l'interaction avec les autres.
Apprendre à vivre en société, c'est ce que nous faisons au quotidien en famille, avec nos amis, avec des rencontres, ou encore en partageant avec d'autres familles en IEF.

Côté dysphasie d'Arthur. Nous n'avons pas encore mis en place de suivis ou de prise en charge . Volontairement. L'instruction en famille me permet de travailler avec lui chaque jour.
Je ne le stigmatise pas. Il n'est pas dans un "cadre" spécifique.
N'a pas d'étiquette "handicap" collée sur le dos pour toute sa scolarité. Et ses progrès sont immenses. Je connais mes limites, et nous nous redirigerons vers l'orthophoniste à la rentrée prochaine. Mais quels progrès pour mon petit bonhomme qui n'alignait pas deux mots après 6 mois d'école, qui se mettait en colère, frustré de ne pas être compris.
Grâce à la  grammaire de la méthode Montessori que j'ai détourné il a appris à organiser ses pensées. Nous travaillons sur la composition de la phrase, sur l'organisation de la phrase.
Il visualise, il s'exprime.
Et je travaille avec lui, autant en formel qu'en informel.
En vrai, c'est une chance pour lui, cet instruction en famille, et ça l'aide réellement à parler, sans être exclu.
Exclu, comme il l'a été à l'école, mis sur une chaise à l'écart des autres, regroupés autour de la maîtresse. Où éloigné des activités de lecture ou d'histoires contées.
Ou encore traité comme un enfant différent parce que "peu communiquant".


Aujourd'hui, ils n'ont aucune séquelles de ce passage à l'école si douloureux. Et j'en suis heureuse, c'est qu'au finish, avec mon mari, nous avons fait le bon choix . Le temps a joué pour nous...
Même Adam est en demande  parfois, quand nous allons au parc à côté de l'école, d'aller à l'école pour "jouer". Tant que nous résidons dans cette commune,  cette demande sera négative. 
Mais je pense qu'un retour prochain sera possible. Arthur quand à lui, ne demande jamais d'y retourner. Il aime l'école, il aime apprendre. Mais pour l'instant, je pense qu'il est conscient de sa petite particularité et que lui aussi attend d'être prêt à y retourner.

Et demain? L'an prochain? dans le futur?

Demain, nous continuerons les CPC (cours par correspondance) avec les Cours Pi ou le CNED réglementé si nous l'obtenons.  Et nous continuerons à travailler, jouer, apprendre, découvrir, explorer, et surtout s'amuser.

Nous continuerons à laisser nos électrons libres vivre à leurs rythmes, et apprendre dans la joie et
la créativité et surtout l'amour....




Quelques articles de l'an dernier qui nous ont amené vers l'IEF sur mon blog de maman ...

https://littlebigmaman.blogspot.fr/2017/03/reprendre-le-chemin-de-linstruction-en.html

https://littlebigmaman.blogspot.fr/2017/03/cest-normal-ce-sont-des-enfants.html


lundi 5 mars 2018

En février...

De Le mars 05, 2018
Février vient juste de s'achever, et Mars a déjà bien commencé ...
Ce mois de février a été placé sous le signe du "unschooling", tout comme le mois de décembre.
Cependant à  leur demande, nous avons fait du formel, une a deux fois par semaine.
On se dirige  en douceur vers la lecture avec Arthur. Il déchiffre ce qu'il trouve, sur les boites, dans les livres, dans les magasins . Donc, nous continuerons en mars d'explorer les lettres, phonèmes et graphèmes. Avec un manuel pour chacun, type Montessori, dont je reparlerai prochainement.

Pour Adam c'est difficile. Il veut travailler, mais ne veut pas écrire. Il veut faire, mais ne pas écouter la consigne. Je ne m'inquiete pas. J'ai passé cette étape avec Arthur vers mai juin l'an dernier. Après, il se tournera vers la graphie sans aucun refus (ou presque). Je m'adapte. Je prends du temps pour lui seul. Il se lève plus tôt que son frère. Il déjeune, puis on se met au travail.
C'est simple avec lui le matin.

Février a été un mois froid. Dans la maison, nous avions besoin de la lumière.
Et nous avons fait peu de sorties.  La pluie ou la neige nous arrêtant.
Alors je sais qu'il faut sortir par tous les temps.
Je sais qu'ils ont besoin de courir dans la nature. Mais avec Apolline, les rhumes et les bronchites.
Il a fallu attendre que les antibio fassent effet.

Alors regarder la neige tomber par la fenêtre c'était quand même chouette. Trop proche de l'Estuaire, elle n'est pas restée au sol. Quel dommage !

Févier, a été le mois où nous avons fait beaucoup de choses, beaucoup d'activités ''patouilles", la pâte à modeler, les Playmaïs, les peintures à doigts les dessins libres ou dirigés...
Nous avons fait des expériences, et nous allons continuer en Mars .

En bref, février a été un bon mois, avec des vacances, une sorte de slowlife qui nous a fait du bien.
Mars, sera sous le signe du printemps, du jardinage, et du renouveau ...



















Vous les avez aimé ...